L’intercalation urbaine à Londres
Interprétations culturelles de communauté, proximité et vie privée ; conditions urbaines de densité, hétérogénéité et intercalation sont quelques thèmes centrales de l‘exposition. Stephen Taylor et Ryue Nishizawa ont abordé ces thèmes par des projets qui éveillent et même parfois qui défient les circonstances spécifiques de Londres et de Tokyo.
Voici les propos de Stephen Taylor sur les Trois petites maisons dans Chance Street (2005) :
« Ce projet de trois maisons occupe une petite parcelle intercalaire à Bethnal Green, secteur du East End de Londres. Au xviiie siècle, ce site était l’un des secteurs les plus denses et les plus pauvres du East End, caractérisé par des maisons ouvrières occupant des secteurs urbains surpeuplés. Au cours du siècle suivant, le tissu urbain de cette partie de Londres s’est érodé. La transformation qu’a ainsi connue le East End a engendré un tissu urbain plus fragmenté, caractérisé par une diminution des densités et une dispersion de la population. Une comparaison des recensements de 1901 et de 2001 montre une baisse de 66 % de la population.
Considéré comme un cas de réfection urbaine, le projet reconnaît le caractère éclectique du quartier dans lequel il s’insère et lui rend hommage, sa façade en brique fournissant la pièce manquante dans le quadrilatère. S’inspirant de la typologie de la petite maison londonienne du xviiie siècle qui occupait auparavant le site et du degré d’urbanisation qui y était rattaché, ces maisons explorent les thèmes propres aux logements urbains compacts. Contiguës à leurs voisines, ces habitations à façade sans relief respectent fermement l’alignement de la « rue » et continuent de définir son caractère intime et distinct ».
Image: Trois petites maisons dans Chance Street, Londres, 2007. Stephen Taylor, architecte. Ioana Marinescu, photographe. © Ioana Marinescu.










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